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vendredi 21 décembre 2012

You-turn

«Je suis parti de ma famille
Il ne faut jamais revenir
Quand le soleil jamais ne brille
Quand le meilleur devient le pire

J’ai erré et voyagé
Et même si je pense à toi 
à toutes les heures de la journée
Et même si je pense à toi
Jamais je ne reviendrai

S’il faut recommencer la bataille
Je laisse tomber, je ne suis pas de taille
Je ne veux plus me battre avec toi
Je ne veux plus me battre avec toi

Je suis parti comme un voleur
Je suis parti sans faire d’erreur
Comme le bourreau coupe d’un coup
Du condamné le pauvre cou

Quand tout à coup l’amour n’est plus
Que douleur au fond de notre être»
 
Je suis partie - Jean Leloup
 
Le 26 novembre dernier, j'ai fait mes valises. J'ai quitté ma rugueuse moitié. 
Pour pleins de raisons, pour le mieux, définitivement. 
On a prit des chemins différents : on étaient déjà beaucoup trop différents. 
La décision a été très difficile pour moi. 
J'étais en fin de session, j'avais mal et je ne comprenais as pourquoi. 
Et pourtant, tout le monde me le disait depuis le début de l'été. 
Alors pendant qu'il achetait ses cadeaux de Noël, je faisais mes bagages 
et me préparait mentalement à son retour où j'allais lui annoncer 
«C'est fini toi et moi, je pars.» 
Au début, ce fût difficile. Pour les deux. 
Je ne partais pas parce que je ne l'aimais plus. 
Je partais parce que je n'en pouvais plus d'avoir mal. 
Et que si je restais, j'allais explosé. 
Au final, nous en avons tout les deux conclut que notre rupture était le bon choix.
J'habite maintenant chez des amis. 
Je suis redevenue moi, plus pétillante, plus curieuse, plus joueuse. 
Moins fade, moins terne, moins triste. Je vais beaucoup mieux. 
Certaines choses ne sont toujours pas digérée, mais ça, j'crois que c'est normal.
 
J'ai eu la chance d'être entourée de gens exceptionnels pendant ce moment difficile.
Je ne pourrai jamais assez les remercier.
 
Je ne sais pas si je vais continuer d'écrire ici, peut-être de temps en temps. 
J'ai plus grand chose à dire...j'avais déjà pas grand chose à dire. 
On se recroise sur le Web?

lundi 9 juillet 2012

John the Wolf on the plaines d'Abraham


C’était bien, mais pas aussi bon que son CD.

Je l’avoue, je suis une puriste du son clair-net-et-précis. Je n’aime pas les scratchs de caisse de son mal ploguées, ni les écarts de voix d’un dopé. Je me fou du personnage, j’aime sa musique. Elle vient me chercher, me fait vibrer en dedans, me fais sourire, me fais danser. Mais j’ai été un brin déçue de voir qu’il n’avait pas changé d’un iota. Toujours aussi coké. Au début, il avait la formule gagnante : il utilisait le fameux ferme-ta-gueule-pis-chante. Il enchaînait les chansons avec énergie et amour. C’était clair qu’il avait un fun fou. C’était bon, j’aimais qu’il ne déroge pas trop de ce qui me plaisait. Ensuite sont venus les onomatopées random et les cris aigus, les paroles perdues et les phrases mélangées. Parfois, on peinait à retrouver la chanson qu’il beuglait. Je sais, c’est Jean Leloup, c’est normal, c’est ce qui fait son charme. N’empêche, il semblait avoir repris le dessus sur ses démons…Que j’ai été naïve d’y croire! Je me suis fait bernée! Il m’a menti! Je vais me faire hara-kiri! (Bon. Cessons le drama.)

Ouai, j’y ai cru. J’ai cru que mon Leloup se soit guérit, qu’il soit devenu quelqu’un de normal (LOL) et bien dans sa peau, pas trop crackpot malgré tout, gardant quand même sa magie et son énergie. Blblblblblbl. Parfois, j’ai beaucoup trop foi gratuitement en l’être humain. Je suis une vraie gamine et je fais constamment du déni. J’aime croire en l’humanité, même si chaque jour me garoche en pleine face que j’ai tort d’y croire.

Mais j’imagine que c’est ce qui fait mon charme…

 P.S. Au final, son visage, son caractère, son esprit, me rappelle beaucoup Gabriel. Ouai, ça explique bien des choses...