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lundi 15 avril 2013

Adieu

J'ai envoyé un pot Masson dans le fleuve. Dedans, il y avait des roches et un message enveloppé dans un foulard de soie bleu. J'ai fais une longue tresse avec des fils à broder rose, orange et vert. Je l'ai attaché au pot. J'ai longuement marché sur le bord du fleuve avec M. avant de me décider à faire le geste. Le souffle me manquait, l'air s'enfuyait, je tremblais, j'avais les yeux pleins d'eau. Écrire ce message m'avait écorché le cœur et arraché des crises de larmes. Je n'ai pas pu faire autrement que de signer en écrivant «Maman». Je me disais que plus j'attendais, plus ça allait être difficile. J'ai pris une grande respiration et j'ai lancé mon bébé dans l'eau. Il faisait gris et tiède, on se serait cru en novembre. Je me suis assise sur la roche parce que j'avais peur de tomber dans l'eau, M. m'attendait plus loin. J'ai pris un peu de temps pour regarder le pot s'en aller avec le pas-de-courant et je me suis dit «C'est fini, enfin.» Je venais de perdre 13 livres de pression. J'ai pleurée doucement, pas beaucoup. J'ai repris mon souffle et je suis partie.

«Bye bye.»


































Pardon, j'arrive pas à la tourner de bord.

jeudi 10 janvier 2013

vendredi 21 décembre 2012

You-turn

«Je suis parti de ma famille
Il ne faut jamais revenir
Quand le soleil jamais ne brille
Quand le meilleur devient le pire

J’ai erré et voyagé
Et même si je pense à toi 
à toutes les heures de la journée
Et même si je pense à toi
Jamais je ne reviendrai

S’il faut recommencer la bataille
Je laisse tomber, je ne suis pas de taille
Je ne veux plus me battre avec toi
Je ne veux plus me battre avec toi

Je suis parti comme un voleur
Je suis parti sans faire d’erreur
Comme le bourreau coupe d’un coup
Du condamné le pauvre cou

Quand tout à coup l’amour n’est plus
Que douleur au fond de notre être»
 
Je suis partie - Jean Leloup
 
Le 26 novembre dernier, j'ai fait mes valises. J'ai quitté ma rugueuse moitié. 
Pour pleins de raisons, pour le mieux, définitivement. 
On a prit des chemins différents : on étaient déjà beaucoup trop différents. 
La décision a été très difficile pour moi. 
J'étais en fin de session, j'avais mal et je ne comprenais as pourquoi. 
Et pourtant, tout le monde me le disait depuis le début de l'été. 
Alors pendant qu'il achetait ses cadeaux de Noël, je faisais mes bagages 
et me préparait mentalement à son retour où j'allais lui annoncer 
«C'est fini toi et moi, je pars.» 
Au début, ce fût difficile. Pour les deux. 
Je ne partais pas parce que je ne l'aimais plus. 
Je partais parce que je n'en pouvais plus d'avoir mal. 
Et que si je restais, j'allais explosé. 
Au final, nous en avons tout les deux conclut que notre rupture était le bon choix.
J'habite maintenant chez des amis. 
Je suis redevenue moi, plus pétillante, plus curieuse, plus joueuse. 
Moins fade, moins terne, moins triste. Je vais beaucoup mieux. 
Certaines choses ne sont toujours pas digérée, mais ça, j'crois que c'est normal.
 
J'ai eu la chance d'être entourée de gens exceptionnels pendant ce moment difficile.
Je ne pourrai jamais assez les remercier.
 
Je ne sais pas si je vais continuer d'écrire ici, peut-être de temps en temps. 
J'ai plus grand chose à dire...j'avais déjà pas grand chose à dire. 
On se recroise sur le Web?

dimanche 21 octobre 2012

La bonne façon

Y'a des moments dans la vie où un mur nous fonce dessus, à 100 000 à l'heure. Pis si on a rien vu aller c'est pas parce qu'on s'roulait dans le déni. Pis là on a pas le choix, faut gérer.

J'ai traversé la mort. Pas moi, mais presque. Y'a pas eu de funérailles. Juste moi pis ma douleur.
«Si t'en fait un drame, ça va en être un.» 
True. Et j'ai pas envie d'un drame.

Mes valeurs fondamentales ont été chamboulées, j'ai réfléchie sans cesse sur qui je suis/était/veux devenir. Ma vision de beaucoup de chose a évoluée. J'ai du me redécouvrir, apprivoiser un tapon de nouvelles sensations pas toujours agréable. Pis en même temps je savais ce que je devais faire, même si mon mantra c'est «Assume ostie». J'ai pas pris le chemin que mon coeur me disais de prendre, mais je ne regrette rien. Oh non, rien de rien. J'ai fais un choix et bien qu'il m'en a coûté beaucoup, je crois qu'au final j'ai fait le bon. J'crois même que j'ai réussie à grandir à travers tout ça.

Reste que ça m'a laissé un vide: j'ai un surplus d'amour à donner. Et je peux pas me garocher sur ti-mine ou la rugueuse moitié, c'est...un peu malsain. Pis pas très approprié.

Si tout va bien (ce qui ne serait pas une mauvaise chose, s.v.p.), mon proprio va me dire que j'ai le droit d'avoir un oiseau dans mon appartement. J'ai toujours adoré les oiseaux...Et j'ai soudainement eu une folle envie d'en avoir un chez moi. Je connais le principe, j'en ai déjà eu quand j'étais jeune, donc pas de soucis de ce côté. On m'a dit que me lancer dans l'éducation d'un bébé oiseau serait de la substitution. Mais que c'était une bonne chose, parce que c'est un moyen de défense sain. Wow....moi qui pensait que la première chose que je ferais c'était retomber dans mes vilains patterns, je me suis moi-même étonnée. Et c'est aussi pour ça que je tiens vraiment beaucoup à l'accord de mon proprio: pour guérir mon coeur de la bonne façon. Parce que j'veux pas foutre en l'air ma session, ma vie, mes relations, tout ce que j'ai construit.

Pour être honnête, ça m'fait mal d'avoir fait ce geste là. J'm'y étais attaché malgré moi, même si j'ai tout fait pour pas que ça arrive. J'ai surtout pas l'intention de l'oublier, ma crevette. J'ai pas non plus l'intention de m'en vouloir.

Bonne soirée.
http://8tracks.com/above_zenith/late-night-naked-cuddles

jeudi 18 octobre 2012

Faith in humanity = Ben ben bas.


Parfois, j'me demande pourquoi certaines personnes que je considère digne de respect me prouve le contraire...J'parle pas ici de quelqu'un de 18 ans qui s'énerve le poil des jambes pour avoir de l'attention. J'parle ici d'un adulte, intelligent, stable dans sa vie en général, qui semble être sain d'esprit. Une personne agréable avec qui je n'ai jamais eu de problème. J'ai pourtant appris récemment que cette personne avait vraiment fait un move de marde.
Pour vous remettre en contexte, avant j'avais un autre blog: j'y parlais d'une partie très intime de ma vie que je découvrais avec beaucoup d'enthousiasme, voir même trop. J'avais bien sur un pseudonyme afin de me protéger contre les langues sales, et la personne qui écrivais avec moi aussi. On a fini par dévoiler ce blog à nos amis par maladresse lors d'une soirée trop arrosée et l'information s'est répandue comme une traînée de poudre. On a cru qu'ils nous comprendraient peut-être un peu, respecteraient nos intérêts, etc. Naturellement, ce blog s'est retourné contre nous. Et moi, dans le déni total, boosté par l'euphorie et la nouveauté, je n'ai rien vu aller. Après presque 1 an, c'est maintenant que je m'en rends compte, ben oui. On a rit de nous, surement par malaise ou incompréhension. Nous sommes devenus un running gag, une caricature, une risée. Ok, si tu vaut pas une risée, tu vaux pas grand chose, mais maintenant je comprends beaucoup mieux la réaction très négative de mon co-bloggeur quand je vois tout ce qui s'est dit ou fait. Je me demande maintenant pourquoi on a accepté ce genre de comportement. Je veux dire, il y en a qui faisait la lecture à voix haute de notre blog sur leur lieu de travail, devant leurs collègues, pour en rire! J'veux ben croire que c'est drôle, que ça vous choque, que vous comprenez pas....mais avez-vous 16 ans? Sur ce blog, je m'étais confiée, corps et âmes. J'ai eu le malheur d'être honnête et de partager une partie très intime de moi, de ma vie. J'ai été naïve, comme il m'arrive souvent de l'être. Je considère que certaines personnes ont fait preuve d'un manque de jugement et un manque de respect, autant que j'ai pu être aveugle et naïve. Sauf que la nuance est que la naïveté ou l'aveuglement dans cette situation ne blesse pas autant que le manque de respect ou de jugement.
Malgré moi, j'ai maintenant une mini-haine, un mépris et une colère violente contre ces personnes que je croyais être des bonnes personnes. Et le pire, c'est que je ne vais pas me permettre de leurs écraser la face sur le ciment en hurlant et pleurant qu'ils avaient pas le droit de faire ça (j'avoue, j'en rêve un peu). J'vais continuer à les côtoyer dans les soirées, malgré moi. Je vais espérer ne pas me ramasser un peu pompette avec eux dans les jambes, de peur de leur envoyer en pleine face leur immaturité, leur non-respect ainsi que leur manque de jugement dans les dents.